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Histoire de la Franc-maçonnerie brestoise en particulier

  
Il est à peu près possible de savoir quelles sont les premières loges implantées à Brest. Un document de 1745 propose un historique succinct. Ce document est le procès-verbal d’installation de la respectable loge "L’Heureuse Rencontre". Il y est dit que, à cette date, cinq loges ont déjà été ouvertes dans la ville. Il s’agit alors de les fédérer entre elles et de les chapeauter par une instance supérieure, appelée "Loge générale" et c’est justement le rôle qu’entend jouer L’Heureuse Rencontre.

La réunion fédérative a lieu le 4 décembre chez le traiteur Thomas Allain qui tient auberge dans la rue de la Voûte. Cette rue n’existe plus actuellement, car la reconstruction consécutive au désastre du siège militaire de 1944 a provoqué un remaniement de la voirie. En examinant de près les effectifs des cinq loges citées et surtout les noms de leurs dirigeants respectifs, on peut considérer que certains brestois jouent un rôle précurseur sans doute au cours des années 1720, et certainement pendant la décennie suivante. Ils appartiennent à la bourgeoisie locale ou à la noblesse. Coïncidence non négligeable, beaucoup sont en rapport avec les jacobites de la diaspora britannique.

 

 


Entre 1751 et 1752, L’Heureuse Rencontre s’éteint comme loge générale et renaît une dizaine d’années après comme loge particulière. D’autres loges se créent alors, jouant l’imitation. La plupart auront une durée d’existence assez courte. On compte en effet une loge réservée aux officiers et cadres de la marine, une autre aux artisans et agents du bagne, une autre aux militaires de l’armée de terre, et ainsi de suite selon les catégories sociales ou des affinités multiples.


Parfois les turbulences du monde profane les traversent pour hâter leur essor ou leur ruine. Ainsi les années de terreur révolutionnaire, à la fin du dix-huitième siècle, poussent un grand nombre aux abîmes, alors qu’une seule se pique d’accueillir en son sein les plus redoutables des patriotes, et va jusqu’à se donner comme titre distinctif celui de La Montagne.

 

 

 

 

Loge BrestAu commencement du vingtième siècle, elles sont deux loges à avoir acquis une relative stabilité : L’Heureuse Rencontre, précisément et Les Amis de Sully, loge apparue au début des années 1780. Elles sont encore actives quand la seconde guerre mondiale les contraint au silence. Elles renaissent après la libération, non sans déplorer plusieurs victimes en leur sein.

 

Francs-maçons brestois au XIX


De nos jours, elles ont fait école et le nombre des loges ouvertes est devenu conséquent, une quinzaine. Souvent, il convient de parler de filiation ou d’essaimage, au sens où une loge donne naissance à une "fille" lorsque son effectif devient trop important. Un grand nombre d’hommes ou de femmes présents lors d’une même réunion rend difficile la possibilité d’offrir la parole à chacun. Pour que les participations soient les plus constructives possibles, le groupe doit rester de taille modeste.

Texte : André Kervella